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L’evolution vers le cloud : les entreprises optent toujours l’approche hybride

La technologie du cloud computing se développe plus rapidement que jamais. Les applications sont de plus en plus portables, ce qui permet aux cycles de calcul de supporter les charges de travail en temps réel, et les plateformes d’intégration de données rationalisent la connectivité et franchissent les frontières des plateformes, faisant de l’architecture hybride et multi-cloud la norme de facto. En 2019, Denodo a publié sa deuxième enquête sur le cloud, et cette dynamique se poursuit avec l’enquête globale Denodo sur le cloud 2020.

Cette étude a été menée auprès d’un peu plus de 250 professionnels de L’IT dans trois grandes régions du monde : l’Amérique du Nord, l’EMEA et l’APAC.
Des utilisateurs de différents domaines et rôles ont participé et ont partagé leurs points de vue.

Les résultats de l’étude Denodo Global Cloud Survey 2020 montre clairement une préférence des entreprises pour les architectures hybrides, mêlant le système d’information interne à des services de cloud public.

Près de la moitié (42%) des responsables IT interrogés ont en effet adopté cette approche contre 18% pour les clouds publics et 17% pour les clouds privés uniquement. À travers cette étude, on découvre également que le multicloud fait une percée avec 11% des répondants qui l’ont adopté, les clouds privés externalisés ne séduisant pour leur part que 6% des entreprises.

Côté maturité, 75% des répondants indiquent avoir au moins un traitement s’exécutant dans le cloud. En augmentation de 10% par rapport à 2019, cette adoption reste fragile avec près de 31% des entreprises qui sont encore dans une phase de démarrage et 18% qui en sont encore au stade de la planification.

Un rythme surtout motivés par l’exploitation de la data

L’étude des chiffres de ces migrations sont d’abord justifiées par la gestion de la donnée. Parmi les principales raisons à cette adoption du cloud invoquées par les entreprises, les applications analytique et BI arrivent en effet en premier avec 66% des répondants, suivies par la mise en œuvre d’un datawarehouse (43%) et les applications de data science, IA et Machine Learning (40%). Certes l’étude est internationale mais elle montre que les entreprises ne se sentent pas ou peu freinées par les discours sur la souveraineté ou la loi cloud Act

Des migrations vers le cloud plus réfléchies

La migration vers le cloud est le processus qui consiste à déplacer des données, des applications et des composants commerciaux connexes vers le cloud. Cependant, la migration peut être perturbatrice, selon le type de stratégie employée.

Si le « lift and shift » reste une stratégie de migration la plus pratiquer (21%), il faut constater que les entreprises sont parvenues à la conclusion que pour tirer le meilleur du cloud, tant en termes de performances que de coût, il valait mieux passer par une phase de refonte de l’existant.

Près de 35% d’entre elles optent pour des redéveloppements et/ou réarchitecturent leurs applications et 18% opèrent des modifications (lift tinker shift) pour les adapter aux services du cloud. D’autres encore préfèrent carrément abandonner l’existant en le remplaçant par des applications nativement cloud. C’est d’ailleurs l’approche qui enregistre la plus forte hausse depuis l’an dernier : 17% en 2020 contre 4% en 2019.

Des freins sur la sécurité et le manque de compétences

Parmi les principales difficultés rencontrées par les entreprises dans leur démarche cloud, la sécurité reste le premier défi (65%). Un chiffre en légère hausse (7%) par rapport à l’an dernier, augmentation qui s’inscrit dans la tendance générale de sensibilisation à la cybersécurité, tous domaines IT confondus. Idem pour les compétences, second frein à l’adoption du cloud indiqué par les entreprises mais avec cette fois-ci une hausse beaucoup plus importante : en 2020, 50 % des entreprises ont du mal à recruter les bons profils contre 33% en 2019. En analytique comme en cloud, le marché des talents reste tendu.

Azure passe devant AWS

Azure aurait damé le pion à AWS dans le cœur des entreprises, 67% d’entre elles considérant désormais Microsoft comme leur principal fournisseur de cloud contre 61% pour AWS. Loin derrière, Google enregistre une légère hausse (1,8%) tandis qu’Oracle et IBM sont en recul avec une baisse de 0,5% et 2% respectivement.

Le fait que les entreprises cherchent avant tout à faire de l’analytique dans le cloud et que dans ce domaine, Microsoft se démarque clairement avec Power Bi et plus globalement sa Power Platform à donné un inversement de situation entre les deux leaders du marché du cloud public

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